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Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar)

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MessageSujet: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Dim 25 Avr - 20:59

Manhattan Midtown. Malory ne s'en passerait jamais, et y faisait toujours un tour lorsqu'elle passait dans le comté de New-York. Broadway avenue ? Probablement l'un des endroit du monde citadin où Malory se sentait femme libre et forte, égérie de son temps, cinquantenaire retombée dans la trentaine. Ces magasins, ces gens, cette vie ambiante donnait à la veuve Malkoff une once de joie de vivre loin de la puissance et de la richesse matérielle que pouvait évoquer l'endroit. C'était le repère des jeunes filles de cette jeunesse dorée New-Yorkaise, mais qui pourtant émerveillait la femme aux cheveux blancs. Elle n'avait jamais vécu en ville étant plus jeune, et cette entrée tardive dans le monde des affaires l'avait déboussolé au point d'être une vraie enfant devant ces panneau géant à l'apologie du dernier portable en vogue, de ces mannequins maigres dans leur robe excentriques, ces gens in superficiellement magnifiques. Mais Malory n'était pas là pour admirer les jolies jambes de ces clones américanisés, non: elle avait prit une table au Lygon Arms, l'un des restaurants qu'elle fréquentait le plus lorsqu'elle était en déplacement dans le coin. Une table seule, parfois pour deux lorsque l'un de ses petits enfants venait, mais l'occasion était rare. Et comme d'habitude, lorsqu'elle franchissait la porte de ce chic hôtel, elle s'accoudait avec classe au bar où son cocktail l'attendait. La majeur partie du temps, le patron même du Lygon venait lui souhaiter la bienvenue, mais aujourd'hui l'heure n'était pas aux réjouissances en termes d'hôtellerie: le restaurant était bondé, si bien que chaque individu était quasiment impossible à reconnaître. Pourtant, Malory trouva une place au bar et se décida à se faire servir comme d'habitude.

- Madame Malkoff, heureux de vous revoir. Un Tropical Night sans alcool comme d'habitude ?

- Comme d'habitude Brent.

On ne pouvait pas admettre que les bars étaient l'endroit de prédilection de la veuve Malkoff, mais admettait que ceux de Manhattan avait un certain charme que les autres n'avaient pas. Seule sur sa chaise hautement perchée, la Malkoff attendait qu'une table se libère afin de prendre son dîner, mais les clients s'éternisaient dans le chic restaurant...
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SG



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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Mar 27 Avr - 18:27

Je devais fuir, immédiatement. J'avais rencontré cette femme qui m'avait confronté à ma vérité. Maintenant, je devais disparaitre. J'étais transporté par un sanglot de haine, alors j'avais vogué dans Manhattan. Au milieu des brouillards de conversations, des ennuis et des grêles du peuple. Mes pieds m'emmenaient loin, si loin. Je devais m'aérer l'esprit, y aspirer toutes les sources de névroses. Les fragments de Sylar allaient être assimilés dans le néant de ma vie, comme une goutte se perd dans une tempête. Tout remontait : frustrations, colères, souffrances, toutes enfantées des loques inhumaines de ma culpabilité. Je ne connaissais qu'un moyen de purger mon corps. C'était certes grossier, mais la subtilité ne me habitait plus. Gabriel était commun après tout. Alors, comme tout homme digne d'une peine, je me devais de succomber. L'alcool allait me noyer. Ma chrysalide se fendrait sous sa chaleur liquide. Elle s'en imbiberait, à chaque instant, jusqu'à y mourir. Je savais, par instinct, que les chaînes de l'ébriété ne sauraient flageller mon corps d'immortel. Allons donc, c'était un sang nouveau qui coulait en moi, continuellement renouvelé par le mystère naturel. Comment pouvais-je sombrer ? Les épaves voilées n'en sont déjà plus, et pourtant... j'avais une envie immédiate. C'était un besoin imminent : j'allais vaincre mon don. J'étais prêt à boire jusqu'à mon Apocalypse. Dominer mon potentiel, n'étais-ce pas être supérieur à Sylar ? L'inconscient gageait cette découverte. Incapable de nuire à autrui, du fait de geôles lourdes et invisibles, j'allais retourner toute ma révolte. Ce serait moi, le sujet. Ce serait moi la cible. Quitte à tomber dans l'absurde avec les deux pieds en avant. Plus rien n'avait de logique, j'étais révolu. Mes principes, mon éducation, atrophiés de leurs essences étaient indubitablement réduits. Réduits à mon audace primaire, commune à toute l'humanité : la débauche. Quoi de mieux pour tombeau qu'un restaurant reconnu ? J'avais trouvé ma proie. Non pas un être, mais un lieu.

C'était ici, dans ce Colysée de privilèges qu'allait débuter mon plus grand combat. Celui de moi à moi. Sans réfléchir, je débarquais dans le bar, m'accoudant avec mollesse. Je ne prenais pas garde à l'alerte de mon cérébral. Mon intuition avait détectée une personne exceptionnelle dans mes parages. Je ne m'en amusais pas plus qu'à ma nouvelle habitude, néanmoins, mon hasard me hantait. Qu'elle était cette malédiction ? Avait-il suffit que je cesse de chasser les êtres extraordinaires pour, qu'à leur tour, ils se croisent en moi ? Je me retournait, discrètement, pour jeter un oeil curieux dans la riche assemblée. Mon pouvoir s'excitait. Je sentais une petite voix, plus forte, toujours plus insistante. Je tournais ma face livide de chagrins à ma droite. Mon analyse fut instantanée. Ma voisine, visiblement plus vieillie que moi de plusieurs décennies miroitait son talent. Je souris un instant à cette dame, sans trop savoir exactement qui elle était ni pourquoi elle était là. Il y a seulement 2 mois, j'aurais tué cette personne. Maintenant, j'étais trop impuissant pour le faire. Trop désintéressé aussi. Alors, je gardais ma petite découverte pour moi. Je ne voulais la faire souffrir d'aucune confidence. Nous étions plus proches dans le silence de notre énigme que dans la convention d'un discours. Je la sentais presque complice de notre mascarade, bien qu'elle ne sache rien de mes talents. J'avais rayé ses illusions. J'avais saisi qui elle était. Sans me perturber plus longtemps, je me félicitais de cette trouvaille et, vexant mon identité, je l'oubliais déjà. Cette femme était charismatique, elle avait un pouvoir de nature inconnue. Point final. Qu'il était bon de se sentir maître. Pulsions évaporées, vapeurs de frénésies... Vastes souvenirs. Pénible carrière, qui devait s'achever et qui l'était déjà. Cette réussite, son secret qui était mien n'allait pas franchir la barrière de mes lèvres. Je l'ignorais, complètement, en commandant une première vodka. Les verres s'enchainèrent très vite, sous l'œil prisé de ma camarade. Intéressée, peut-être, par l'endurance qui me préservait encore de la fièvre glauque des boissons ?
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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Mar 27 Avr - 18:53

La Malkoff sirotait son cocktail non-alcoolisé sans conviction. En vérité, elle s'en fichait. Tout l'ennuyait. Même la magie même de New-York semblait fade et maussade. Et alors ? Elle savait au fond d'elle même que sous ses sourires et ses quelques manipulations, elle ne pourrait jamais être heureuse. A quoi servait le bonheur si elle ne pouvait le partager, après tout ? Était-elle un monstre depuis toutes ces années ? Ou seulement une vieille bique qui pensait pouvoir changer les choses avec ce don, cette chose dans son crâne qui pompait chaque goutte de son sang tel un moteur divin l'échappant de l'humanité jour après jour ? Elle attendait patiemment, car elle savait qu'il viendrait. Peut être pas ici même, peut être pas au Lygon Arms, mais il vaquait sur Broadway. Elle l'avait pisté une quinzaine de minutes auparavant, à peine. Il devait remonter l'avenue en ce moment même. Mais la Malkoff ne savait pas vraiment ce qu'elle devait faire ou ce qu'elle devait dire à cet homme. Peut être qu'il y avait encore de l'espoir.

- En fin de compte, servez moi une Tequila Slammer.

Sa commanda l'a poussa à tourner sa tête à sa droite, où son regard s'arrêter sur un gars accoudé au bar, plongeant ses pensées dans un verre de vodka. Avouez que la coïncidence était plutôt drôle, d'un certain point de vu. Gabriel Gray. C'était impossible, et pourtant si. L'homme qui se devait de rester discret était là, au bar du Lygon réputé sur Broadway avenue. La veuve Malkoff comptait le laisser tranquille, le laisser partir, sans lui parler: elle aurait fini son verre et serait repartie dans sa chambre d'hôtel afin de se préparer pour son vol de 23h en direction de San Francisco. Mais en voyant cet homme, à un mètre à peine d'elle, son caractère avenant et trempé ressortit d'un jet.

- C'est plutôt étonnant de vous voir ici.

Malory regardait de ses vieux yeux de cinquantenaire penchant sur la soixantaine l'homme assit près d'elle. Sylar. Mais il fallait avouer que Gabriel lui allait bien mieux.
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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Mer 28 Avr - 17:13

    J'étais foudroyé. L'alcool venait-il à bout de mon immortalité ? 11 verres étaient déjà consommés, pourtant, je ne ressentais aucun des effets de l'ivresse habituelle. Mes yeux étaient limpides, ma vision des choses également. Je ne tremblais pas. J'étais le seigneur impérial de mes mouvements. Je saisissais tout ce qui m'environnait. Gestes et discussions. Je ne transpirais pas. J'étais calme, non pas poursuivit par des délires d'incompréhension et absurde. Aucune fièvre ne grondait en moi. Certainement, je n'étais pas ivre. Pour le constater, me rassurer d'un doute, je m'étais adonné à un loisir spécial : je faisais tournoyer un verre vide avec des mouvements de mon index. Je le stoppais, immédiat, en cramponnant à sa surface le reste de mes doigts. Pourtant, la déclaration soudaine de ma voisine m'avait sidéré. J'avais des grains de panique dans la gorge. Je jetais un regard furtif sur elle. J'avais bien entendu. Depuis l'épisode de Dale, mes oreilles ne s'encombraient d'aucune défaillance. Je restais muet, un long moment. Que savait cette femme de moi ? Plus, beaucoup plus qu'elle ne le devrait à première vue. Je soupirais. N'étais-je donc anonyme dans aucun point du monde ? Dès l'instant où je cherchais l'évasion, le réel me rattrapait avec ses mains lourdes et moites. Le serveur me servait un autre liquide, choqué, à son tour, par ma modeste endurance. Que faire ? Imiter l'accent texan pour me faire passer pour un voyageur, un exilé ? Le coup était trop populaire. A l'évidence, il ne saurait avoir raison de la malice de cette cinquantenaire. Elle savait qui j'étais. Non pas Gabriel mais Sylar. Elle n'était pas inquiète. Son cœur battait normalement, posément. Trop même. J'en déduisais qu'elle ne me craignait pas, n'étais-ce pas une bonne nouvelle ? Je descendais mon verre cul sec, dans un splendide mouvement. La chaleur du liquide embrasa mon palais, descendit en moi. Elle s'apaisa. Claire m'avait donné sa malédiction d'immortalité. En plus de ne savoir mourir. Je ne savais plus boire... Petite dose de désespoir. Je jetais un deuxième coup d'œil à cette femme. Elle m'observait. Attendait une réaction. Une goutte de sueur naquit sur ma tempe. Ma main droite massa la peau de mon crâne. Toute cette condition m'était pénible. La situation en elle-même suintait le complot. Je m'attendais à voir débarquer, d'un moment à l'autre, des tonnes d'agents du FBI, de la Compagnie ou que sais-je encore. J'acceptais de me rendre. Las et pétrifié, je demandais :

    "Que me voulez-vous ?"


    Je me penchais vers elle, doucement. J'étais plus lugubre qu'à mon habitude.

    "Je n'ai pas de souvenirs de votre visage, et pourtant, vous avez l'air de me connaitre. Sincèrement, cela n'augure rien de bon. Ni pour vous, ni pour moi. Qui êtes-vous madame ? "
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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Mer 28 Avr - 20:41

La Malkoff attendit en silence la réponse de son interlocuteur. Comment devait-elle réagir face à ce néant ? Elle ne savait pas trop. Les vies venaient et partaient, et être à à peine un mètre d'un dangereux tueur aurait dû l'effrayer. Mais qu'était la peur, lorsque vous passez votre vie à ses côtés ? Plus rien. Une vague sensation de plus.

- Qui sais vraiment qui il est ? En attente de réponse à ce sujet, appelez moi Malory.

La veuve jetait un regard vague à son verre, comme s'il était la parfaite métaphore du monde. Tourbillon de saveurs enivrantes et éphémères... Cela n'avait aucun sens. Au moment même où elle voulait lâcher l'affaire, l'homme qu'elle désirait rencontrer lui tombait dessus. Ou tombait tout court, plutôt.

- En vérité, je ne suis pas sure de vous vouloir quelque chose. Mais certaines personnes avec qui je me suis entretenue de vous veulent pas nécessairement le plus grand bien non plus.

Plongeant ses lèvres dans son breuvage à la fois sucré et alcoolisé, la cinquantenaire aux cheveux de neige réfléchissait à ce qu'elle devait faire. Qui pouvait craindre un homme assis à un bar en empilant ses verres vides ? Personne. Pourtant, le fait était là. Gabriel Gray pouvait être dangereux. Mais il en demeurait éternellement un être humain.

- Mais ne vous en faites pas: je ne suis qu'une vieille femme à un bar cherchant à noyer ses contrariétés dans un ou deux verres perdus.

La Malkoff s'esclaffa avec douceur et discrétion, comme apitoyée amusée par sa propre hésitation. Si elle voulait prendre contact avec cet homme à sa droite, ce n'était pas avec une raison claire en tête, non. Nathan Petrelli le cherchait, le traquait, l'épiait. Malory pouvait, elle, le retrouver seule quand elle voulait, mais une fois morte sous son courroux, quels autres annuaires humains s'attelleraient à cette tâche ? Aucun. Mais à quoi servait une protection à un homme si extraordinaire que le Gray ? Personne ne devait ou ne pouvait le manipuler: cela se retournerait, un moment ou à un autre sur le vilain joueur. Pourtant prétendre que cet homme n'avait aucun rôle à manœuvrer serait du pur mensonge. Était-ce par compassion ? Oh que Gabriel ressemblait à John... il avait cet aura qu'avait et a toujours le fils de Malory.
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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar) Sam 1 Mai - 11:50

    La première réponse, entamée après notre long silence, fut une nouvelle détonation. La question de l'identité... Ne l'avais-je parcourue ? J'en étais tout entier imprégné. Qu'étais-je réellement ? Je ne le savais... J'avais été un spectre, puis un tueur en série, maintenant, j'étais un évadé. Qui pouvait m'assurer que Sylar était bel et bien mort, enterré à jamais dans l'inconscience ? Je ne le devinais pas encore, j'avais l'intuition des beaux jours, pourtant, ce doute me taraudait encore. Qu'étais-je ? Avais-je encore la responsabilité de ce meurtrier ? Ma rédemption était-elle ainsi faite ? Couvrais-je un risque, même minime, de retomber dans une ardeur de sang ? Ce manque de contrôle sur mon sujet me terrassait. L'angoisse saisit tout, jusqu'à la pulpe des choses, et là, j'en étais la victime. Le sentiment trouble de l'impuissance coulait en moi, de mes doigts jusqu'à ma tête. J'avais peur de moi. Peur de cette existence fragile, énigmatique et absurde. Qui s'arrogeait mes réponses, à l'évidence, j'en étais destitué. Alors qui ? Dieu ? Qu'importe Dieu lorsqu'on est immortel ? Dieu n'est pas nécessaire à l'homme qui ne craint plus la mort. Peut-être avait-il une damnation encore plus infernale à me destiner... Je ne pouvais plus le défier, l'anathème m'en était jeté. Je lançais un œil trouble dans toute la confusion de la pièce. J'étais dissolu dans le temps. Il me traversait, il me reniait, alors même qu'il m'avait condamné à l'aimer jusqu'à sa propre fin. Je n'étais plus exactement un homme. Ma conscience me brulait, alors, je m'étais métamorphosé en chose. J'étais une nausée. Il fallait me comprendre. Cette femme était si mystérieuse, avec ses silences et ses manières. Elle semblait si bien me connaitre. Peut-être jouait-elle avec moi ? Je la fixais, droit dans les yeux, avec une expression qui appelait la compassion. Sa menace me retenait, j'étais agrippé à ses lèvres. Bien-sûr, il n'était pas question d'entamer l'érotisme d'un rituel. La séduction devait passer par ma parole. Je ne voulais pas lui plaire, je voulais des renseignements.

    "Qui sont ces gens ?.."

    La fin de ma phrase s'était étouffée. Voulais-je réellement le savoir ? Rien n'en était moins sûr. Mon inquiétude était mon fardeau, je devais l'accepter, en souvenir de mon passé d'assassin. Qu'avais-je donc l'envie de me préserver ? Cette femme savait des choses qui m'étaient inconnues. La tentation était si grande de paraitre indiscret, de prononcer mon jugement jusqu'à ce qu'elle confesse ses voiles. Fallait-il l'apitoyer ? Je pouvais essayer. Mon visage était triste, n'avais-je le deuil de ma légende ? Mes yeux livides se fermèrent. Je commandais un autre verre que je descendais. J'étais seul dans ma préciosité, pourquoi ne devais-je pas accompagner ma solitude de sa propre solitude ? Devant l'extase comme l'enfer, j'étais une individualité. Unique, singulier, toujours singulier. Même mon ombre m'était étrangère. Médiocrité que je tenais pour ma vérité, je m'exposais aux risques de l'information. N'est-on jamais plus blessé que lorsque le savoir nous vient ? Le pessimisme n'est qu'un synonyme de l'universalisme. Ma voix tremblait
    .

    "J'ai le sentiment que tout ceci est une... machination madame... Malory. J'ai peur de ne pas très bien comprendre vos remarques. Peut-être est-ce l'alcool mais... Qui êtes-vous exactement ? Êtes-vous ici pour m'avertir d'un danger ?"

    Je me retournais pour m'assurer de l'absence d'un quelconque espionnage.

    "Je ne suis plus Sylar. Je suis redevenu Gabriel. Un horloger déçu qui ne mérite aucune persécution. Maintenant, mon but, c'est de réparer. C'est de vivre plus exactement. Je ne veux plus tuer, personne, jamais ! Je suis dégouté de ces actes. Je désire un nouveau départ. Je suis dans une détresse totale. Je peine à croire que notre rencontre soit un hasard. Je ne crois pas au hasard. Je crois en la Destinée, et je pense qu'elle nous a rencontré. La reconversion n'est pas facile, mais je sais qu'il existe des forces aveugles qui œuvrent encore. Contre moi, contre le Bien! Vous semblez si forte, prêtez-moi l'érudition, le courage. Je vous en prie, j'ai besoin de vous."


    Je surjouais, mais mes mensonges avaient valeur de concession. J'étais à bout, vidé de tout, sauf de remords. La pression était énorme. Cet espoir, si flagrant. Sa présence n'était ni gratuite ni contingente. J'avais le sentiment, l'intuition saline que cette femme m'avait trouvé. Elle me faisait mijoter, mais elle avait un message. Envoyée du ciel ! Douée d'un pouvoir, sans doutes exceptionnel. Si exceptionnel qu'il me sauverait, s'il était encore possible de le faire.
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MessageSujet: Re: Assassin ou Messie ? (pv avec Sylar)

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