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Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray)

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Nathan Petrelli

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MessageSujet: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 6 Mar - 15:13

Les minutes défilaient et je ne voyais toujours pas Sonia Stevens, la gouvernante qui m'a invité à boire un verre au bar. Le temps devenait de plus en plus long. Cela m'inquiète. Je suis en train de revoir mon jugement. Qu'est-ce qui se passe ? Où est-elle ? Je suis vraiment en train de m'inquiéter. Mais ce n'est qu'une gouvernante après tout. Je ferais mieux de remonter et de voir ce qui se passe. Je repasse devant les gardes et je remonte pour retourner devant la suite du Président. Je ne vois ni la gouvernante ni les deux autres personnes qui étaient présentes également. C'est comme s'ils avaient disparu. Elle ne m'aurait pas fait ça. Elle ne m'aurait pas posé un lapin, je ne pense pas !!! Quand même, pas à moi, sénateur. Je suis en train de me poser beaucoup de questions. Où sont-ils tous passés ? Tiens, la porte de la suite du président est ouverte. Je vais rentrer. Je ne suis pas vraiment rassuré de ce que je suis en train de faire. La suite est vide. Il n'y a pas personne. Je passe devant toutes les pièces mais je ne vois toujours personne. Je suis en train de devenir fou, ce n'est pas possible ? Si seulement, j'avais une personne présente à mes côtés. Ce serait l'idéal !!! Je me tourne et là, mon cauchemar est en train de commencer. Je me retrouve devant la personne qui a voulu tuer mon frère Peter, ma fille Claire mais également de beaucoup d'autres crimes. Qu'est-ce qui va m'arriver ? Je suis seul, vraiment seul.

Nathan Petrelli (se rassurant et restant calme) : Vous, qu'est-ce que vous faîtes ici, dans la suite du Président ? Je vais vous arrêter pour tous vos crimes et pour avoir mis en danger la société et le monde. Vous êtes l'incarnation de ce que je déteste le plus au monde. Vous avez voulu tuer les miens. Vous allez payer pour tout ce que vous avez fait. C'est fini, Sylar !!!!

Je le vois en train de me regarder fixement. Le problème avec lui, c'est que personne ne sait ce qu'il pense, personne ne sait ce qu'il projette de faire d'où le fait que c'est l'ennemi public n°1 et l'occasion pour moi de l'arrêter. Il a fait souffrir tellement de personnes. Il va enfin payer pour ses crimes et enfin, on va pouvoir l'enfermer. Cette chasse aux spéciaux a été finalement une bonne idée. A moins que...... il soit venu pour me dénoncer, pour stopper cette chasse, pour me mettre également dans la case des fugitifs. Je dois l'empêcher de nuire. Je dois l'empêcher d'agir. Tel est mon destin, pour l'avenir du pays et pour l'avenir du monde entier. J'espère juste une chose, c'est qu'il ne soit pas arrivé quelque chose à cette gouvernante et aux deux personnes qui étaient avec elle. Car même si je ne la connais pas assez, je ne souhaite pour rien au monde qu'elle soit confrontée au cauchemar que j'ai en face de moi.
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SG



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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 6 Mar - 16:42

    « Nous tendons à la mort, comme la flèche au but et nous ne le manquons jamais, la mort est notre unique certitude et nous savons toujours que nous allons mourir, n'importe quand et n'importe où, n'importe la manière. Car la vie éternelle est un non-sens, l'éternité n'est pas la vie, la mort est le repos à quoi nous aspirons, vie et mort sont liées, ceux qui demandent autre chose réclament l'impossible et n'obtiendront que la fumée, leur récompense. » Albert Caraco, Bréviaire du chaos

    Cela faisait plusieurs semaines que je ne comprenais plus. Ma vie s'était arrêtée, comme figée dans un instant. A l'image de la montre qui saignait mon poignet, de ce mécanisme infâme qui excitait mes fureurs. Toutes aiguilles confondues, les persiennes du temps s'étaient éteintes. Les immobiles, les prisons. J'avais été aspiré. Mon profil psychologique était en pleine digestion. Mâché par le présent. Sylar était enfermé, je étais autre. Je n'étais plus moi. Quelles étaient les raisons de ma disparition ? Pourquoi la faim m'avait elle quitté ? Pourquoi cette impuissance, pourquoi cette chasse ? Mes instincts disparus m'appelaient, j'étais un miroir sans reflets, j'étais un corps. Froid, humain, paisible... oublié. C'était cette incompréhension qui expliquait ma présence ici-bas. Moi, moi qui embrassait les rouages, tous les engrenages de fer et de rouille ! Je lisais les hommes, je lisais les choses. Divine limpidité ! Qu'étais-tu devenue ? Ne t'étais-tu perdue trop loin ? Attends, attends, attends l'ombre du tueur, attends que je trouve les liquides chemins de tes ascensions. Je savais peut-être comment te revoir. Comment naître. J'étais tempêté d'incertitudes. Des doutes ensanglantés, je sortirai la tête. Pour filtrer les brouillards, il fallait sortir la lame. Il fallait que la lumière gicle dessus, qu'elle en lèche les pointes. Pour tenir la lame, il y avait ce qu'il restait de moi.

    Nathan Petrelli m'avait déjà envoyé ses pantins. Cette chair à canon moelleuse, je m'en souviens encore. Je me rappelle de ce carnage dans l'appartement. De cette tentative d'étranglement dégénérant en massacre. Ma colère était si terrifiante, si organique. Les corps brisés, le sel aux lèvres. Les sols baignés d'hémorragies. J'étais un psychopathe, j'étais spécial. Je ne suis plus rien désormais. Je ne suis qu'un ectoplasme, je ne suis que le partage. Je tends entre le Bien et le Mal, moi, l'éthique équilibriste. Peter Petrelli avait des réponses. Il ne pouvait en être autrement. Il m'était impossible de le retrouver. Trop évasif, trop agile, trop humain pour mon cœur dénué de haine. Il me fallait des sources, il me fallait un point de rencontre. Cela, c'était son frère qui allait me les livrer. Alors bien-sûr, prendre la suite du président avait été un jeu d'enfant. Je n'avais pas eu la force nécessaire pour tuer ses occupants. Ma personnalité était atrophiée de tous sentiments sociopathes. Je sentais cette forme de gêne. Ma conscience était comme diminuée, scellée à la terre par des puissances invisibles. Léthargique de l'encéphale. Pauvre de mon horreur, je m'étais résigné à les assommer avant de les faire disparaitre. J'étais seul à présent, dans ce grand bureau où se décidait le monde. Absorbé par un silence des circonstances, je m'étais immobilisé un long moment avant que mon ouïe ne me rappelle à moi. Nathan avait pénétré dans la pièce et il était décontenancé. Ma présence avait ceci de plaisant qu'elle enfantait constamment l'absolu de l'angoisse. J'avais traumatisé sa fille, j'avais tué son frère deux fois de suite, et puis... j'avais failli faire sauter New-York... Quelle devait être sa stupeur en cet instant ! Les battements de son cœur confirmaient mes prédictions. Nathan était terrorisé par notre rencontre. Ma voix sonna comme une condamnation. L'échéance était totale.


    "Hey... Nathan"

    J'accompagnais cette charmante interpellation par un léger mouvement des doigts. La porte de la suite présidentielle grinça longuement jusqu'à ce qu'elle claque. Le verrou se referma. La télékinésie avait fait son effet. D'un même geste, je pris soin de condamner toutes les autres issues. Je souris à son invective. Cet homme était tout autant courageux que pitoyable. Je me levais, avec ce même sourire démoniaque sur les lèvres.

    "Je doute que tu puisses faire quoique ce soit au dangereux criminel qui se trouve devant toi. Tes chiens ont déjà payé pour toi. Tu sais de quoi je parle, n'est-ce pas ? Cette petite embuscade, orchestrée par tes 'troupes d'élites'"

    Gabriel laissa un rire bref s'échapper de sa bouche avant de poursuivre.

    "Inutile de te dire que ta misérable opération a parfaitement échouée. Tu as sur la conscience le décès d'une douzaine d'agents spéciaux que tu as envoyés à la mort. Pensais-tu sincèrement que tes 12 clampins allaient venir à bout de moi ?! Je suis l'homme le plus dangereux des Etats-Unis Nathan ! Ce larcin s'est transformé en suicide collectif. Tu as du sang sur les mains, tu as les larmes des familles qui te tombent dessus. Combien de veuves, combien d'orphelins ? Combien de nuits as-tu volées à ces pauvres gens ?! Tout ça pour un présumé coup d'éclat qui a viré à la boucherie. Je les ai tous tués Nathan. Tous, sans exceptions. Ils ont agonisé sous mes yeux, j'ai vu la souffrance déchirer leurs visages. J'ai vu le vide grandir dans leurs yeux. J'ai entendu leurs râles violents. J'ai la mémoire intacte Nathan. Ils se sont noyés dans le sang. Tu as nourri mon meurtre. Tu es, toi aussi, un criminel. Nous sommes deux monstres. Enfin non... en réalité, tu es bien le seul, car moi, je me suis perdu. Et voilà la raison de ma venue. J'ai perdu quelque chose. Peter sait où la retrouver, je veux donc que tu me dises exactement où il se trouve. Donne-moi la localisation de ton frère et je te laisse la vie."
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Nathan Petrelli

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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 6 Mar - 19:48

Que faire ? Mon dieu que faire ? Tout à l'heure, j'étais devant une jeune fille, je pouvais contrôler la situation, savoir exactement ce qui se passait mais là, je suis devant un meurtrier, celui qui a voulu terroriser mon frère, ma fille et le reste du monde et en plus, il me dit que c'est le moi le meurtrier maintenant, que c'est moi le monstre sanguinaire ? C'est vrai que j'ai envoyé beaucoup d'hommes le traquer sans relâche au vu de ce qu'il avait fait à ma famille, au monde. Mais où va d'ailleurs ce monde, où va notre société ? Où est cette société où on pouvait facilement deviner ce que chaque personne faisait au cours de la journée. Je n'arrivais pas à le croire de mes propres yeux. Il a réussi à s'introduire dans la suite du président. Il vient de me coincer, que faire ? Est-ce que je dis où se trouve mon frère ? Je sais que je ne peux pas refouler ce que je ressens. J'ai comme l'impression qu'il a un sixième sens. Sylar est le diable incarné, celui qu'il faut absolument neutralisé. Je sais que j'ai raison et même si j'ai fait des erreurs, je sais que je gagnerais contre lui. Il va payer pour tous ses crimes. Mon dieu, j'espère que le président n'était pas là. Je n'ai rien reçu de lui depuis tout à l'heure. La situation est critique. Il faut que je trouve une parade et vite, sinon, je suis condamné.

Nathan (surpris) : Tu oses me dire que je suis un meurtrier mais toi comme tout le reste des spéciaux, vous avez menti pendant des années, vous faîtes ce que vous voulez. Tu as tué, vous n'êtes pas des dieux. Personne ne peut se comparer à dieu d'ailleurs. Je sais que j'ai envoyé des personnes te traquer sans relâche mais il y a des raisons. Tu as terrorisé ma fille Claire, tu as voulu tuer mon frère Peter, tu as voulu détruire New York. Je ne fais que réparer le tort qu'a causé les spéciaux surtout toi. Tu mérites de mourir Sylar. La rédemption n'a jamais existé pour toi et tu resteras toujours un meurtier. Tu veux en plus mon frère ? C'est mon frère, tu ne t'approcheras pas de lui. Et d'ailleurs pourquoi veux-tu mon frère ? Est-ce pour retrouver la soif de pouvoir ? De toute façon, tout est une question de pouvoir. Et en ce qui te concerne, tu n'as pas ce pouvoir, celui de tout changer dans ce monde. Moi, je l'ai. Je ne laisserai jamais mon frère entre les mains d'un meurtier, hors de question. Je ne te dirai pas non plus où il se trouve. Je n'ai pas de nouvelles pour l'instant et si tu penses que je vais travailler pour toi, c'est hors de question. Si tu veux me tuer, vas-y mais je te préviens, me tuer signiferait que la chasse des spéciaux ne s'arrêtera jamais. Alors ?

J'espère que mon discours le fera réfléchir même si je ne me fais pas trop d'illusions. Il ne reste que trois possibilités : soit il me tue, soit il torture, soit il me laisse s'en aller. Je me retrouve face à la mort, celle que mon frère et Claire ont ressenti. Ils ont eu très peur et c'est à moi maintenant. Je ne veux pas les laisser seul affronter ce monstre sanguinaire qu'est Sylar. Ma famille ne mérite pas ça. J'ai décidé de faire cette chasse uniquement pour me venger mais pour eux, je ne leur veux aucun mal. Oh, Maman, tout ça est de ta faute. Tu as voulu me faire à ton image mais tu as obtenu le contraire. Je m'étais toujours dit que j'étais comme mon frère Peter mais au lieu de ça, mes chers parents, vous m'avez fait injecté une solution synthétique. Je garde espoir en ce qui concerne Sonia Stevens. Je ne m'étais jamais retrouvé dans une telle situation. J'espère que mon frère va bien. Je ne sais pas pour l'instant où il se trouve mais j'espère que ça va pour lui. Je sais que j'ai fait tué beaucoup de personnes à cause de cette chasse mais c'est pour la bonne cause. Ce ne sont que des dommages face au changement du monde dont je suis le principal acteur. Sylar, tu ne seras bientôt qu'un mauvais souvenir.
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 6 Mar - 22:40

    "L'ambitieux prend les pouvoirs comme fin, et les adore en tous ses actes." Alain, Mars ou la guerre jugée

    Je m'attendais parfaitement à cette forme de déni. Cette faiblesse sentimentale. Il transpirait dans le fer de ses yeux quelques lueurs, un peu comme des lumières alertes. L'esprit de Nathan était préoccupé. C'était l'affect qui parlait. Il prenait le pas, tout doucement. Loin des conventions, loin des codes professionnels, c'était l'homme et non plus le politicien qui s'exprimait. L'amour est un suc corrosif. Il brule les carapaces les plus solides. Nathan venait d'éventrer sa chrysalide. Rongé par les siens. Ses convenances s'évanouissaient en même temps que l'espoir. C'était comme si ses responsabilités fondaient au Soleil. Tout devenait liquide. Les masques se désintégraient. La nécrose dévorait la peau de son armure. Lentement, lentement il s'évaporait. Sous le rhéteur de pouvoir se cachait l''humanité. La faiblesse. C'était la fin. La fin de l'anomalie, c'était la plaie grande ouverte. J'avais l'impression de détenir un secret splendide de préciosité. Mon ouïe extraordinaire ruisselait d'informations. Sa poitrine était prête à exploser tant le cœur s'y soulevait. Le sang affluait dans ses tempes, gros renforts d'hémoglobine dans cet organisme de gel. Mes yeux roulèrent le long de la pièce avant de se poser sur les siens. J'étais un carnassier, j'étais plus sombre que la peste. Mon regard avec quelque chose d'effroyable. C'était l'énigme, la vitre de ma folie. C'est dans l'œil que naissent les ouragans, et c'est des ouragans que s'exprime mon sadisme. Alors je le fixais, je voulais qu'il explose au dedans de lui-même. Je voulais le voir tomber, je voulais qu'il s'époumone, qu'il s'écroule sous l'intensité de mon regard. Le contact était tendu, puis ce fut le déclic. Je comprenais. L'illumination. Je ressentais dans ma tête une sorte de murmure. L'intuition susurrait à mon cerveau malade ce qu'elle avait deviné. Nathan était cassé, tout comme moi. Lui aussi était spécial, lui aussi avait un pouvoir. Un sourire atroce déchira mon mutisme. Je ricanais avant d'allonger mes jambes sur le bureau présidentiel. Mes mains se croisèrent. Je pris un petit air songeur. Mon jeu d'acteur devait être formidable de réalité.

    "Ne joue pas à ce petit jeu avec moi Nathan. Je m'en fous de ton script. Garde tes discours de bien-pensant pour les journalistes. Je ne suis pas aussi aveugle que ton entourage politique. Je sais ce que tu es et tu n'es pas le Christ. Tu n'es pas le sauveur de la nation, tout comme tu n'es pas aussi bon que tu le crois. La vérité Nathan, c'est que toi aussi, tu es des nôtres. Toi aussi, tu es spécial... Seulement, en condamnant les autres représentants de ton espèce, tu as brisé le lien invisible qui nous unissait tous. Tu as détruit la vie de centaines d'innocents, tu as menti à des millions de personnes, tu es même allé jusqu'à envoyé des pères de famille devant ma porte pour me capturer. Alors non, assurément, tu n'es pas un héros. Tu es un traitre ! Toi, toi le lâche assassin qui, sans te salir les mains, a fait plonger le pays dans un chaos monumental. J'ai perdu mon identité dans ce tourbillon. Tout ceci est de ta faute. Ne t'en fais pas. Je compte bien me retrouver, que ce soit avec ou sans ton consentement."

    D'une flexion de l'index, une chaise se rapprocha de Nathan. Une nouvelle impulsion le fit s'écrouler sur le support. Enchainé par une force inavouable qui n'était que celle de mon esprit, Petrelli était pour ainsi dire scellé à sa chaise. Immobile comme une proie piégée et résignée. Paralysé par la télékinésie. Je décidais alors de me lever, faisant le tour du bureau pour venir me planter derrière lui. Bien évidemment, il ne pouvait tourner la tête, mais je prenais soin à ce qu'il entende mes pas. Je me collais maintenant au dossier de sa chaise, ma bouche frôlant son oreille. Mes mains puissantes s'appuyaient sur ses épaules. Je comptais le faire craquer. Après quelques secondes d'hésitation, j'osais enfin murmurer mon ironie. Je savais qu'elle tomberait dans le creux de son estime. Je savais qu'à cette hauteur, mes lames lui cingleraient le cœur. J'allais le poignarder de terreur, j'allais lui arracher le palpitant. Doucement, j'entamais ma tragédie, j'entamais mes chuchotements.

    "Claire est une fille extraordinaire. Si douce, si innocente... si joviale. Elle me fait penser aux fleurs rouges et bleues qu'on trouve sur la côte Ouest de la Californie. Tu sais, ces petites tiges ravissantes qui amusent les enfants. Elles sont fragiles, presque extraordinaires. Si nombreuses surtout, qu'on les dit immortelles. C'est drôle comme situation. Cette suite me rappelle le jour où j'ai pénétré dans la maison des Bennet... C'était un bocal, oui, c'est ça, une sorte de bocal. Au dedans, ce merveilleux trésor qu'elle était. Cette proie si facile, si fraîche... Sais-tu comment je l'ai torturée ? Elle m'a d'abord transpercé la poitrine avec un couteau de boucher. C'est à ce moment que ma petite traque s'est terminée. Je l'ai d'abord précipitée contre un mur. Je l'ai fait avec violence. J'ai été implacable. Ensuite, je l'ai retournée, car je voulais la voir pleurer. Je voulais voir son visage déformé par la peur. Dieu que ses lamentations étaient belles ! J'avais l'impression qu'elle m'apparaissait pour la première fois. Si désœuvrée, si désespérée que personne ne soit là pour la sauver. J'ai attendu avec elle, j'ai attendu que tu viennes me stopper ! Père admirable que tu es, nous comptions sur ta cérémonie. Elle, surtout. J'ai écourté ses rêves. Mon esprit a fendu son crâne, je lui ai scié la tête, ses os et sa chair. Son visage était décoré de sang, et plus je m'écharnais à blesser sa face plus sa plaie s'ouvrait. Elle a énormément souffert. D'habitude, mes victimes meurent à cet instant. Elle, elle est increvable... Sais-tu ce que c'est qu'une mutilation crânienne qui s'éternise Nathan ? Imagines-tu ce qu'elle a enduré ? Qui sait ce qu'il se serait passé si tu avais assumé ton rôle de père ? Si au lieu de faire les yeux doux aux politiques , tu avais été là pour m'en empêcher ? En tant que patriarche, tu portes la responsabilité de son traumatisme. Ta fille te hait pour ce que tu m'as laissé lui faire."


    Je relâchais mon emprise sur lui et allait le défier face à face. Je m'étais avancé jusqu'à son visage. Désormais, nous nous dévorions mutuellement. J'étais à quelques centimètres de sa face. Une dizaine tout au plus. Alors j'entrepris de nouveau.

    "Je peux t'assurer au moins une chose. Le sacrifice de Claire n'a pas été vain. Mon esprit l'a broyée, oui, je l'ai consommée de l'intérieur. Je l'ai violé dans son être car je lui ai volé ce qu'elle avait de plus précieux. Depuis que je suis devenu immortel Nathan, Dieu, c'est moi ! Et je vais te le prouver immédiatement !"

    Voilà que je lui tournais le dos, que je longeais le bureau pour m'immobiliser devant la fenêtre. Il était temps de passer aux gros moyens. Dans un ultime élan, je me retournais. En un instant, ma main droite s'illumina. Le poing incandescent faisait danser les ombres de mon aliénation. J'avais une furie dans le regard et un Soleil dans le creux de ma main. La chaleur était délicieuse. Ce que je possédais, c'était la puissance à l'état pur. C'était la fusion nucléaire.

    "Parle Nathan, ou j'emporte New-York dans un cratère de cendres !"
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Nathan Petrelli

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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Dim 7 Mar - 13:09

Oh, mon dieu, il va recommencer, il va essayer de refaire ce que j'avais empêché justement. Il veut détruire New-York. Il me demande de choisir entre mon frère ou New York. C'est une lourde responsabilité. Il m'a complètement destabilisé et en plus il ose me faire la morale. Il veut que j'avoue que je fais partie des spéciaux. Il ose me dire que c'est moi le traître. Ma mère m'a manipulé comme un pantin. Elle a voulu faire de moi un homme fort, responsable et sûr de ses choix. Elle a ruiné ma vie. Elle a voulu me séparer de mon frère, de ma fille. Elle a voulu influencer ma vie toute entière. Lorsque j'ai su la vérité, cela a été un éléctrochoc, une trahison que je ne pouvais supporter. Oh, Claire, je sais que je ne suis pas un père à la hauteur de tes espérances. L'ambition, le fait d'être l'ainé d'une famille est un poids sur mes épaules. Tu dois sûrement me haïr pour ce que j'ai fait. J'imagine ce que tu as pu enduré et c'était une douleur atroce. Mon seul souhait est de te protéger comme tes frères ou Peter. Vous êtes ce qui me reste : la vérité à travers une vie de mensonge. Et le pire, c'est que c'est Sylar qui me fait prendre conscience de ça. Lui, un meurtrier, celui qui a voulu nous détruire. Comment est-ce possible ? Suis-je un traître ? Il dit que je fais partie des spéciaux et que j'ai trahi les miens. Mais ce sont eux qui m'ont trahi, eux qui ont fait de moi ce que je suis, un homme blessé et epris de vengeance. J'étais pétrifié. J'essayais de reprendre le contrôle mais je n'y arrive pas. Mon discours n'a pas été assez convaincant. Il a choisi une autre option que ce que j'avais proposé. Comment m'en sortir ? Oh, Peter, si tu étais là, qu'est-ce que tu aurais choisi ?

Nathan : Ma fille ne me déteste pas. Elle sait que je suis quelqu'un d'important et elle comprend ce que je fais. C'est toi la terreur. C'est toi qu'elle déteste. Je sais que je ne suis pas un père à la hauteur de ses attentes mais je suis là, je serais toujours là pour elle et je la protègerais de toi. Tu n'es qu'un monstre et en plus, tu dis que j'en suis un !!!! Si tu vois un monstre en face de toi, ce sont justement les spéciaux qui ont fait de moi ce que je suis. Tu m'as fabriqué Sylar. Tu en es responsable. Je ne suis pas des vôtres. Je ne le serais jamais. Vous m'avez trahi et vous avez fait de moi un homme brisé et epris de vengeance à l'égard des spéciaux. Je sais que je suis responsable de la mort des personnes qui ont voulu te traquer, te tuer pour ce que tu es mais ils l'ont fait pour la justice. Tu mérites de payer pour tes crimes. Je paierais ensuite pour les miens. Tu ne t'approcheras ni de ma fille ni de mon frère. Tu as assez fait de mal ainsi. Je ne choisirais pas entre New York et mon frère. Tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir une famille et d'avoir la lourde responsabilité de les protéger. Tu ne pourras me sauver, Sylar. Tu ne pourras pas si c'est ça que tu cherches. Je me trouve déjà en enfer.

Je venais de me dévoiler comme jamais. Il vient de me briser, de me faire douter de ce que j'étais en train de faire. Lui, un meurtier, me disait que c'était moi le monstre. C'est vrai, j'en suis un. Mais ce sont vous les spéciaux qui ont fait de moi ce que je suis. Merci Maman pour tout ça. Tu m'as trahi, tu m'as brisé. Peter, Claire, Simon, Monty, je suis désolé. J'essaye d'être fort pour vous mais je ne suis qu'un homme, quelqu'un qui souhaite que justice soit rendu, que ma vengeance ait un sens. Pour moi, elle a toujours un sens. Ma mère et mon père m'ont manipulé sans que je ne demande quoi que ce soit. Ce sont ça des bons parents qui se comportent bien avec leur jeune fils ? Non. Je ne ferais jamais ça à mes propres enfants car ils sauront ce que je suis en train de vivre en ce moment. Je suis quelqu'un qui a un pouvoir car mes parents l'ont décidé. Ce n'est pas totalement moi. Je vous hais, je vous hais !!!!!!!! Vous allez comprendre ma colère et ma douleur mais en tant que fils ainé, je ne dois pas les montrer en public devant quelqu'un seulement, devant lui, comment cacher ses intentions ? Il lit en nous comme dans un livre ouvert et là, il veut que je choisisse entre mon frère et le monde.

Nathan (en train de craquer) : Tu as devant toi quelqu'un qui ne veut que la justice. Je ne te donnerais jamais mon frère. Tu ne comprends pas ce que c'est que d'avoir une lourde responsabilité sur tes épaules, de voir que le monde a besoin de toi mais également ta famille. Tu n'es pas en position Sylar pour comprendre. Je suis passé derrière toi pour aider mon frère et ma fille à se remettre de ton passage. Tu n'es qu'un assassin et vous êtes responsable de mon enfer. Vous allez comprendre ma douleur. Tu veux détruire New York, je t'en empêcherai. Détruire la ville montrerait que les spéciaux sont dangereux, qu'ils doivent être éliminés. Tu encouragerais à ce moment-là tout le monde à m'écouter et à me prendre au sérieux.
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SG



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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Lun 8 Mar - 0:43

    "Que s'arrête le temps, que continue l'instant, allez, délivre-moi du plaisir qui nous ronge, allez, libère-toi au violent de nos songes" Damien Saez, Clandestins

    Je commençais à perdre patience. Le feu grandissait en moi, tout comme il nimbait ma main de flammes. Cette puissance d'incandescent, cette sphère de beauté céleste, celle qui tournoyait dans mon poing... j'avais envie de la libérer. J'avais envie de détruire ce bureau, de détruire cette ville. D'anéantir dans la friction du chaos toute un peuple d'innocences. Des millions de vies disparues, soufflées par mon caprice. Alors je l'aurais retrouvée, mon intuition prédatrice. J'aurais été innommable. Un génocide si implacable, si inattendu ! Dieu que la tentation était belle. J'expirais, il fallait que ma colère surgisse. Les exhalaisons de morts tourbillonnaient, tourbillonnaient. Clandestins feu-follets dans une pièce de martyre. Je fermais les yeux, serrant les dents. L'intention irradiait mon être. Il suffisait d'un instant, que le temps s'endorme pour que toute cette matière disparaisse. Mais je n'ai pas réussi. Sylar n'était plus en moi. Ma disparition était automatique. Je ne pouvais pas tuer des milliers de vies, je ne pouvais pas raser ces flèches de chrome qui éventraient le ciel. C'était comme un instinct de conservation, une douce réserve. Ma folie était aspirée. Pas de sacre ! Plus de deuil ! J'étais atterré. Ma faiblesse transpirait elle aussi. Elle me trouait de vers blancs mon masque psychologique. J'échouais. Je m'échouais. Mes yeux se reposèrent sur le politicien. Une intense frustration m'envahit. Je souriais. Il allait morfler. Je le portais pour responsable. Il fallait que je me défoule. Il fallait que je vomisse ce que je ne pouvais pas accepter. Moi ?! Impuissant ?! Retenu par des chaînes invisibles, je me torturais, je m'en voulais. Il allait payer pour avoir été mon spectateur, et voilà qu'il en remettait une couche. Son discours absurde me retournait l'esprit. J'étais agacé, j'étais lassé de son hypocrisie. Je tapais violemment sur la table, bondissant, avec la paume de mes deux mains tout en hurlant.

    "IL N'Y A AUCUNE JUSTICE EN CE MONDE ! JE SUIS LA LÉGITIMITÉ ! JE SUIS LE SANS-LOI NATHAN, JE SUIS L'ÉVOLUTION ! DES MILLIERS DE PERSONNES EXISTENT SANS JAMAIS EN AVOIR LE SENTIMENT. ILS SONT SPÉCIAUX, ILS SONT UNIQUES ET ILS SE COMPLAISENT DANS LEUR MÉDIOCRITÉ. JE HAIS CE GENRE HUMAIN, JE HAIS CE QUOTIDIEN, CE BANAL ! LES PERSONNES QUE JE TUE SONT DES INCAPABLES NATHAN, DES INCAPABLES ! JE NE FAIS QUE CONTREBALANCER LA NATURE. JE NE SUIS QU'UN PRÉDATEUR ! JE SUIS AU DESSUS DES INSTITUTIONS, JE SUIS AU DESSUS DE L'ÉTHIQUE ! JE SUIS L'INCARNATION DE L'ÉVOLUTION. JE SUIS CE QU'ELLE A DE PLUS PERFECTIONNÉ ! DE PLUS BRUTAL ET DE PLUS EFFICACE ! MAIS TOI, TOI, TU M'AS VOLÉ CE DON. TES PLANS ONT CONFISQUÉ L'ESSENCE DE MON ÊTRE ! S'IL Y A UN MEURTRIÈRE ICI C'EST BEL ET BIEN TON IMPOSTURE. JE NE FAIS QUE SUBIR MA NATURE ! TU ES COUPABLE LA OU JE NE SUIS QUE RESPONSABLE ! "

    Tout en déballant ma rage, je m'étais rapproché de lui. Une fois mon venin craché, mes yeux exorbités s'étaient plongés dans les siens. Sans attendre mon poing droit vint s'écraser contre sa figure. Je recommençais, puis encore, encore et encore. Mes frappes étaient violentes et rapides, je l'amochais. Je l'abimais. Il encaissait tout, mais chaque droite le faisait vaciller un peu plus. Au bout du 11ème coup, je décidais de calmer ma frénésie. J'attrapais sa gorge jusqu'à ralentir sa respiration. Il étouffait lentement, tendant à moitié vers l'inconscience

    "Je te jure Nathan que si tu ne me livres pas ton frère, tu le regretteras toute ta vie. Tu te crois intouchable ?! Hein ?! Tu crois que c'est ton costume et ta cravate qui vont m'arrêter ?! J'ai déjà saigné ta fille, j'ai déjà tué ton frère. Je serais prêt à recommencer, sous tes yeux. Ne me sous-estime pas, je suis capable d'aller beaucoup plus loin que toi dans les atrocités. Ma folie n'est pas la tienne. Mon aliénation a toutes les saveurs du progrès. Mon orgueil possède ses propres limites. Tu es un homme de pouvoir et moi aussi. Pense à toi. Réfléchis à ce que tu as à gagner. Tu crois que ta famille est à l'abri de tes hommes ?! Que ce qu'il se passerait si j'avouais au Gouvernement que toi et les tiens êtes comme moi. Que Peter est une centrale nucléaire sur pattes et que la carcasse qui te sert de fille est indestructible ?! Que dirait le Président s'il apprenait que tu étais un des nôtres ? Le manipulateur finirait sur une chaise électrique ! Tu servirais d'exemple. Sentence exemplaire et irrévocable. Toute te descendance traquée. Toute ta généalogie exterminée ! Imagine le traitement que l'Etat réserverait aux Petrelli s'il savait la menace que vous représentez ?! Accepterais-tu de voir ta fille souffrir par ta faute ?! A cause de tes pitoyables machinations ? Serais-tu prêt à assumer tes responsabilités et ton costume de super-héros jusque devant leur condamnation ?! Que ce que ça ferait à ton petit cœur de voir son gosse malmené par tes soins hein ?! Elle, le cobaye ! Tu la vois chialer ?! Tu la vois te regarder, avant d'embarquer dans un camp de concentration, avant d'épouser la misère ?! Victime de l'aveuglement paternel, victime du racisme de ses gênes ! Tu es pauvre de cupidité Nathan. Ton impuissance me fait pitié".

    Je relâchais ma pression sur sa gorge tout en me réinstallant derrière le bureau. Comme d'habitude maintenant, j'allongeais mes longues jambes sur le meuble. Je ricanais à le regarder, si amoché par la violence de mes coups. Le crâne visiblement secoué, l'œil gonflé, l'arcade explosée, le nez et la lèvre sanguinolentes. Un doigt méticuleux vint caresser mon menton. Je prenais plaisir à le voir si troublé, si touché. Je méditais une porte de sortie, un accord à l'amiable. J'étais un vrai monstre. Sylar n'était pas totalement mort de moi. J'avais encore les automatismes de la douleur, ça et puis bien-sûr mes talents d'intimidation. Je relevais un sourcil. Nathan était toujours immobilisé sur sa chaise. Passif comme il était, son don ne pouvait être très offensif. La curiosité me taraudait. J'aurais aimé savoir ce qu'il possédait. Quoiqu'il en soit, il ne pouvait pas me toucher. Finalement... j'étais encore Dieu.

    "Tu sais, je crois qu'il y aurait un moyen très efficace de nous entendre Nathan. Tu es le frère de Peter, et tu es aussi le politicien à l'origine de cette traque nationale. Tes opérations sont infructueuses, tu perds des unités et du temps chaque jours. Combien de fuites, combien de morts dans tes équipes ? J'ai le sentiment que tu tâtonnes. Tu es comme aveuglé par l'ampleur de ta tâche. Ce que tu veux, c'est une purge, mais tes armes sont en papier. Laisse-moi te confier un petit secret."

    Je m'avançais sur le bureau en le fixant longuement. Un sourire sur le coin de la bouche, et toujours cette même assurance dans le regard.

    "Moi aussi, je veux une purge" murmurais-je. "Une purge totale. Nous avons donc les moyens de nous entendre. J'ai un marché pour toi. J'ai besoin de reconquérir mon ancienne personnalité. Celle-la même que tu m'as volée. Donne moi la localisation de Peter, et je te promets de ne pas le tuer. Une fois mes instincts revenus grâce à son aide, disons hmmm... plus ou moins involontaire, je m'engage à me tenir sous tes services. Je tuerais pour toi, plus facilement et plus efficacement que tous tes pantins. Je serais le loup lâché dans la bergerie. Le chaos que mes meurtres sèmeront dans la population rendront compte d'une véritable instabilité civile et... politique. Tu auras donc tout le loisir de prendre le pouvoir. Car je suis sûr que c'est ce que tu veux n'est-ce pas. Être assis à ma place. Sur le siège présidentiel. Je me permets tout de même de te rappeler qu'accepter mon offre est le seul moyen en ta disposition pour préserver le secret de ta famille... ainsi que votre existence... surtout la tienne."
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Lun 8 Mar - 12:02

Je viens de souffrir comme jamais. Je suis blessé que ce soit au niveau physique mais aussi au niveau pschychologique. Je suis perdu. Je suis même terrorisé. J'avais devant moi un être plus cruel, plus dur que moi. Qu'est-ce qui anime cette rage en lui ? En ce qui me concerne, c'est la vengeance mais lui, qu'est-ce que c'est ? Je sens que pour moi, la mort va arriver. Il a l'intention de me donner, de dire au président et au monde qui je suis. Il a l'intention encore de faire du mal à ma famille. Mais il marque un point, qu'est-ce que le monde ferait à ma famille si notre secret est révélé au grand public ? Il nous exterminerait. Le plan que j'ai mis en place est en train de se retourner contre moi. Il veut une alliance. Il veut s'engager avec moi. M'allier avec lui serait comme être allié avec le diable en personne. Il dit que je lui ai volé sa personnalité. Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Il a changé ? Non, je ne peux pas le croire, ce n'est pas possible !!!!! Que ferais-tu Peter si tu étais à ma place ? Que ferais-tu ? Je ne peux contrôler Sylar, mais j'ai comme l'impression qu'il ne sait pas quel est mon don. C'est vrai que j'ai beaucoup d'ambitions. Etre président serait le rêve absolu. Cela a toujours été un rêve et je n'ai jamais vraiment eu le temps de le concrétiser car j'ai toujours été responsable, j'ai toujours fait ce que l'on me demandait. Merci Maman et Papa pour m'avoir élevé ainsi. Vous avez fait de moi un monstre !!!!

Nathan : Ne touche pas à ma famille, Sylar. Ne touche pas aux miens. Laisse vivre ma famille en paix. C'est ce qui me reste d'humanité. Comment pourrais-je te croire Sylar ? Comment ? Tu as voulu déjà tuer les miens à une époque ? Pourquoi tu ne recommences pas encore aujourd'hui ? A quoi cela te servirait de me donner moi et les miens aux autorités ? Quel est ton but ? Tu dis que tu as changé par ma faute, mais je ne vois pas comment. Tu veux une purge ? Comment comptes-tu faire la différence entre ceux qui menacent la société et les autres ? Je ne vis qu'avec des personnes qui m'ont trahi. C'est vrai que je pense au monde mais que je ne pense pas à moi, à mes rêves et à mes désirs. Je souhaite savoir, je le souhaite vraiment. C'est vrai que je suis responsable de beaucoup de morts mais toi, tu les as tous tués ! J'ai fait tout ça pour te capturer. J'ai fait ça pour la sécurité des miens ! Tu les touches, tu fait du mal aux miens et je peux te jurer que cette traque sera sans limite.

Mon dieu, j'espère qu'il va me répondre. Sauvegarder les miens au profit du monde. Qu'est-ce que ma famille dirait ? J'étais en train de passer un pacte avec le diable mais ce n'est pas encore fait. Je peux toujours faire marche arrière. Ce qu'il propose est une porte de sortie. Je suis désolé, Peter, Claire, Simon, Monty pour ce qui est en train de se passer en ce moment. Oh, Sonia, si vous savez où je me trouvais en ce moment. Si elle est encore en vie, elle doit m'attendre. Je devais prendre un verre au bar. Au lieu de ça, je suis en train de voir la mort en face avec pour instrument près de moi Sylar. Je n'ai qu'un pouvoir comparé à lui. Voilà pourquoi j'ai voulu que cette chasse aux spéciaux se fasse. Mais il y a une chose qui se réveille en moi. C'est le pouvoir. Plus, je continue cette chasse, plus cette envie de pouvoir, cette envie de se comporter en Dieu tout puissant est en train de se réveiller en moi. Une envie qui serait de prendre la place du Président qui n'est pas capable de se rendre compte de ce que les spéciaux sont en réalité. Je combattais cette envie, une envie de plus en plus forte. Je tente de me contrôler, de rester calme. Mais face à Sylar, c'est compliqué.

Nathan (en voulant prendre ses précautions) : Tu me demandes de choisir. Je ne sais même pas si tu vas t'arrêter ensuite. Qu'est-ce qui arriverait ensuite si on suivait ton plan ? Qu'est-ce que tu deviendrais ensuite ? Nous allons reprendre là où nous nous étions arrêtés ? Le combat serait de nouveau ouvert. Quels sont tes réelles intentions, Sylar ? Tu comptes réellement être à mes côtés ? Mais pourquoi ? Tu veux une purge. Cette alliance que tu proposes ne va pas durer éternellement, n'est-ce pas ? Quand dois-je me méfier de toi ensuite ? Je ne sais même pas si je peux te faire confiance car même si j'ai peur de toi, je ne méfierais toujours car je suis un homme politique qui a des ambitions. Laisse-moi réfléchir encore mais vraiment, j'aimerais connaître tes raisons.
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Dim 14 Mar - 20:13

    Je relevais un sourcil. Venais-je de percer à jour une nouvelle facette du politique ? Un reflet plus opportuniste encore. Teintée de miracle, la destinée semblait me sourire. Ravissante fatalité. Je décidais de m'engouffrer dans cette plaie, comme un venin nocturne. Je pris une moue renfrognée. Un petit silence s'installa dans la pièce. Lourd, lourd comme le ciel. Oppressant à la manière de cette atmosphère, de l'air de cette pièce, qui agissait sur nos esprits écorchés à la manière d'un couvercle de fortune. Tout bouillonnait. Tout s'isolait. Statiques organismes. Je réfléchissais, et visiblement, je le faisais bien. Mimant une pique de malice, je décidais de poursuivre mon petit jeu de cartes.

    "Tu sais Nathan. Nous nous ressemblons comme deux gouttes d'eau. Nous sommes tous deux des ombres d'ambitions. Nous convoitons le même objet, à la différence que nous n'en avons pas la même perception. Alors, bien-sûr, je serai mal avisé de me perdre en sophismes. Pour faire simple, ce que nous désirons tous les deux... c'est le Pouvoir. Sauf que toi, tu lui privilégies sa forme théorique et symbolique. Ce que tu entends détenir, c'est la force politique, donc la force du peuple et donc la force du monde. Moi, je suis un être beaucoup plus concret. J'ambitionne son essence même, sa manifestation physique et terrible ! En somme, nous ne voulons que ce nous sommes en mesure d'obtenir. Nous avons donc le même objectif, et la nature est si bien faite qu'elle nous a rendus complémentaires. Nous ne pouvons pas nous jalouser Nathan. Nous ne pouvons que nous superposer ! Toi, avec les potentiels exécutifs, et moi avec les potentiels plus purs. Nous sommes des graines de divinité. Tous deux avons été choisis par le plus grand des hasards pour devenir supérieurs. Nous concentrons entre nos mains assez d'éléments pour dominer nos congénères. Toi et moi sommes au dessus de la banalité. Nous sommes exceptionnels Nathan ! Alors, l'union que je te propose est une simple évidence. Elle n'est que la droite succession de nos existences. A défaut de pouvoir nous entretuer sous peine de disparaitre, nous ne pouvons plus que nous unir. Une fraternité de l'idée. Une fraternité qui déchainerait sa singularité sur le monde entier. Notre association est un fatalisme ! Laisse-moi t'exposer la sanglante logique de mon énoncé. Si tu me laisses tuer tous les êtres doués de pouvoirs, je n'aurais au terme de cette manœuvre plus de raison de le faire. Ma faim est un cancer. Elle ne s'apaise que lorsque les tissus sont définitivement rongés ! Mais sans nourriture, après le festin, c'est la satiété qui monte aux lèvres. Je suis un prédateur, et comme tout chasseur qui se respecte, je cesse la traque dès l'instant où tout le gibier est consommé. Qu'auras-tu à craindre d'un homme comme moi ? Toi qui aura profité de cette occasion pour te hisser sur les sommets du monde ?! Tu seras le Dieu des projecteurs Nathan ! Moi, la divinité repue, le léviathan des ombres, la monstruosité passée. Tu concentreras dans ta paume tous les pouvoirs que les hommes peuvent remettre ! Tu gouvernerais un monde purgé où toi et toi seul serait le meilleur !"

    Je me relevais, une nouvelle fois, pour assumer mon effet. Je dominais Nathan de mes yeux de colères. Purs de métal. J'étais l'oppression même. Celui qui retenait cette cloque à sa chaise par des liens invisibles. Celui qui séquestrait son âme et son cœur, celui qui avait abimé sa chair.


    "Tu devrais considérer ma proposition. Livre-moi Peter maintenant et je m'engage à redevenir ce que j'ai toujours été. Je m'engage à rentrer dans tes services. Je m'engage à te rendre aussi puissant que tu le mérites. Encore plus redoutable que ton frère. Je m'engage, enfin, à faire de toi le plus capable des Petrelli."

    Au même instant, je détachais ma montre. L'objet s'écrasa sur le bureau dans un crépitement sourd.

    "Réfléchis bien à cet instant Nathan. C'est la seule opportunité que tu auras de m'intégrer dans tes rangs. Tu vois, c'est dans cette suite présidentielle, à l'abri du bruit et du monde que se joue l'Avenir. C'est dans notre débat, dans ce combat, qui oppose un fou en quête d'identité et un politique à la recherche de certitudes que les grandes lignes s'écrivent. Le contrat abstrait que nous allons remplir va décider du sort de tous ou de ta propre chute."
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Dim 14 Mar - 21:18

J'entendais ce bruit. Il venait de poser sa montre. Cela me terrorisait encore. Il m'offre donc une alliance. Celle-ci consisterait à ce qu'il travaille pour moi. A-t-il peur de moi ? Suis-je devenu pire que lui ? Il dit que nous nous ressemblons. A la différence de lui, je suis derrière, dans l'ombre du pouvoir. C'est vrai que je suis resté dans l'ombre à chaque fois. On ne peut que le constater depuis que je suis petit en regardant tout d'abord mon père qui voulait me voir réussir à tout prix et que j'ai vu que le pouvoir lui montait à la tête, ma mère qui ne voulait soit disant que ma réussite professionnelle et ensuite mon petit frère qui lui est bien un spécial contrairement à moi. Je ne suis que le fruit de manipulations. Le monde a besoin de moi. Sylar venait vraiment de marquer un point sur moi. J'ai toujours souhaité d'être au sommet. Je voulais le pouvoir. Il m'offre l'opportunité d'avoir ce pouvoir. C'est vrai que s'il tue tous les spéciaux, il sera seul et sans défense. Il ne pourra se battre. Il ne sera que l'ombre de lui-même. J'aurais à ce moment-là gagné. Ce serait une bonne satisfaction mais pour pouvoir gouverner, pour être le meilleur, en somme, pour être Dieu, je dois livrer mon frère à Sylar. Il a l'intention de faire de moi le plus capable des Petrelli. Qu'est-ce que cela veut dire ? A-t-il l'intention de tuer mon frère ? Pour continuer mon plan, je dois m'associer avec le diable en personne, celui que j'ai toujours combattu, celui qui a voulu détruire New-York à une certaine époque. Là il m'offre une opportunité, celle qui me permettra de sortir d'ici. Je suis désolé Peter, j'espère que tu comprendras.

Nathan (tiraillé entre deux choses) : Le pouvoir c'est ce qui anime chaque être sur cette planète. C'est vrai que tu as changé. Je n'aurais jamais pensé qu'un jour, tu puisses faire alliance avec quelqu'un surtout comme moi. Je pensais pas que tu allais me traiter d'égal à égal. Dans cette suite se décide l'avenir du pays et l'avenir du monde. J'accepte le marché. J'incarnerais le pouvoir qui guidera le monde et tu seras derrière moi. Tu seras la personne qui me projettera vers la lumière. J'aimerais par contre savoir si tu as l'intention de tuer mon frère ou c'est simplement pour aller le voir. Je n'aurais qu'une requête c'est que tu le laisses en vie mais également le reste des miens. Je ne suis pas encore arrivé à ce stade là. Pour être un bon guide, je dois avoir une famille autour de moi. Elle doit rester auprès de moi. Je leur expliquerai mon choix. Ils devront l'accepter. Mais quelque part, je garde une certaine sécurité car c'est quand même normal, je suis une personne connue dans tout le pays. Je suis méfiant par nature. Je connais beaucoup de personnes qui m'ont trahi. Sinon, tu as l'intention de faire de moi l'être le plus puissant, c'est vraiment aimable de ta part Sylar. J'ai besoin de personnes capables de croire en un monde meilleur. Comme tu le précises, le reste doit être éliminé, purgé. Nous sommes au dessus de tout à présent. Tu seras mon bras droit. Tu seras la personne qui accomplira mes actes. Je m'occuperai de tout. Personne ne saura que tu es avec moi. Finalement, contrairement à certains, tu m'as fait comprendre certaines choses. Je m'occuperais de tout. J'espère par contre que tu accepteras ma requête. C'est la seule chose que je demande.

Je me bats entre cette envie de pouvoir et l'envie de rester un homme qui reste sur ses convictions, responsable de ses actes. Mais je viens de passer un pacte avec le diable. Cette envie de pouvoir est en train de gagner du terrain. Elle est en train de me changer. Qui aurait cru qu'un jour je deviendrais un allié de Sylar. J'ai toujours vu Sylar comme un ennemi de la société mais là, sans le vouloir, je viens de le recruter. Il va rejoindre les rangs. Il me considère comme son égal. Je dois quand même rester sur mes gardes. Je suis méfiant par nature. Il m'a torturé, fait peur. Mais je ne suis pas tombé dans les griffes de Sylar. J'ai essayé de tenir bon. Je suis encore en vie. La mort n'est pas passée loin. Mon état physique pourra en témoigner. Il faudra que j'invente quelque chose maintenant que j'y pense. Je saurais être à la hauteur. Oh, Peter, je suis désolé. Mais pour que Sylar travaille pour moi, il doit venir te voir. Il faudra me pardonner. Dorénavant, je suis un monstre et tu devras en prendre conscience. Le pouvoir est vraiment très tentant. Le président n'a pas conscience encore de ce qui est en train de se passer. Le changement du monde est en train de se dessiner sans lui.

Nathan : Je n'avais pas encore compris tous les enjeux jusqu'à ce que tu les expliques. Nous nous ressemblons et nous recherchons les mêmes objectifs. Il me fallait finalement quelqu'un d'autre que mes proches pour me le faire comprendre. Finalement, tu as vraiment changé. Tu es vraiment un fou en quête d'identité. Je suis quelqu'un à la recherche de certitudes.Tu seras très important dans le changement du monde. Tu viens de me faire passer à la vitesse supérieure. Bienvenue mon nouvel allié !
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 17 Avr - 18:05

    Je me délectais. C'était fini. J'avais gagné. Un éclair déchira mes lèvres. Je clignais des yeux, comme abruti par la réalité de cette nouvelle. Toutes les forces convergeaient vers moi. J'allais assisté à ma troisième naissance. L'excitation grondait dans mon cœur. Sylar, l'inconscient Sylar secouait sa cage. Bientôt, j'allais retrouver mon animalité, et le goût du meurtre. Bientôt, j'allais embrasser le pouvoir. J'allais redevenir la terreur des puissants, j'allais redevenir le prédateur de toute une nation. De toute une espèce. L'ironie voulait que ce soit les Petrelli qui m'enfantent. D'abord Nathan, qui me livrait son frère sur un plateau de nacre. L'ainé de la famille était mon appât. Séquestré, déjà mutilé par mes foudres. Je prévoyais de me servir de cette pièce, cette geôle, de ma colère et de ma légende pour caresser Peter dans le sens du poil. Comme animé par le désir de fraternité, le cadet sauterait à la rescousse de son frère. Qui ne sauverait pas son ainé, s'il était en si délicieuse compagnie ? Abandonner un frère à un sérial killer en reconversion, en passe identitaire, c'est du suicide de miroir. Naïf, émotif, puéril, l'infirmier ne pouvait manquer de se précipiter. Alors, je le briserai. Je secouerai la menace que je fais peser Nathan, j'exciterai sa peur, je ferai pression sur lui. Plus exactement, il s'agira d'un chantage. La vie d'un frère contre l'emploi d'un don. J'attendais de lui qu'il me réactive. Qu'il me guérisse. Qu'il soigne en moi cette amnésie de l'identité. Je voulais que Peter annihile mes prisons de psychismes, je voulais qu'il fasse fondre les murs virtuels qui contenaient tous mes instincts. Ma faim carnivore et sadique. Sans qu'il ne s'en rende compte, j'espérais qu'il puisse me "réparer". Contre l'explosion de mes solitudes, je vendrai la chair familiale. Si Peter acceptait de régénérer mon esprit, sans qu'il entende exactement toutes les horreurs que cela impliquait... alors, je serai apte à lui rendre son frère... sauf. Du moins, étais-ce le deal de départ, car il convenait évidemment que je tourne la situation à mon avantage. Une fois réhabilité, Une fois redevenu le Sylar que je n'aie jamais vraiment cessé d'être, il était entendu que les Petrelli passeraient sous mes dents. Comment ? Comment pouvaient-ils espérer libérer ma folie de pouvoir sans être aspirés par ma pulsion ? Peter a toujours été le rival le plus irritant. Une fois remercié de mes chaines invisibles, il était évident que je devais le tuer. Lui. Le bocal de potentiel. Ma renaissance serait totale. En plus de recouvrir toutes mes démences, je volerai ses capacités. Ainsi, en voulant sauver son frère, il condamnerait sa pitoyable existence et celle de mille autres spéciaux. Le plan était parfait. Il me suffisait d'agir. Vite. De marbre, je dévisageais toujours Nathan. J'eus le génie de lui faire un clin d'œil puis de remettre mes pieds à terre. Ma voix éclata dans ses oreilles.

    "Je suis ravi d'avoir affaire à un homme aussi intelligent. Les collaborateurs de ta qualité se font si rares... Peter ne court aucun danger. Pas plus que toi maintenant. Si nous formons un binôme obscur, secret, il faut s'attarder. Limiter toutes les sources de discorde. Notre machination ne fonctionnera qu'au prix du sacrifice. Pour un temps, nous devrons donc ravaler nos orgueils, nous faire confiances l'un l'autre. Éliminons de nos désirs toute trace de complot ou de trahison. La moindre tache de procédure amènerait irrémédiablement à un mandat d'arrêt... et à la mort de l'un de nous deux. Est-ce souhaitable ? Si près du but ! Est-il encore d'actualité de nous entredéchirer, de nous poignarder, alors que le monde se livre à nos mains ? Nous n'avons qu'à tendre les doigts pour le détenir Nathan. Pas de faux pas !"

    Mes mots luisaient d'une ironie remarquable. Ce discours était d'une hypocrisie exemplaire. Je me plaisais dans ce jeu d'acteur. J'étais moi-même le spectateur de ma montée en puissance. Une mise en abyme bien personnelle, si narcissique qu'elle en devenait dégoutante. Je buvais ma propre mélodie. J'y croyais, moi, à ces sarcasmes, à la ténèbre de ma destinée. Au brulant des défaites, j'avais cultivé une passion pour la vengeance. J'avais le mot, j'avais le Verbe pour l'immortalité de l'instant. Pour la note tragique. Tout Dieu se doit de savoir parler, sans quoi il ne fait que plaire au lieu de dominer.

    "Maintenant Nathan, il est temps de faire tourner l'Histoire. Il faut qu'elle abonde, en notre sens. Et pour ce faire, j'ai besoin de ta complicité. Pour t'assurer de ma bonne foi, je n'agirai pas dans l'ombre mais sous tes yeux. Pour te garantir le bien de mes intentions, je vais procéder devant toi. Je vais te demander d'appeler ton frère et de le convoquer devant nous, immédiatement. Je m'expliquerai devant lui, pour plus de... limpidité."

    D'un demi-tour du poignet, je libérai le portable de Nathan de sa poche et le précipita dans ma paume. Je cherchais dans le répertoire le numéro de Peter. Délicieusement, je sélectionnais l'appel. Montée puissante d'adrénaline. Excitation, sang puissant qui affluait, partout en moi. J'avais le divin sentiment d'assister à une scène splendide. Splendide de drame. Je dressais des cathédrale de complot, et après avoir manipulé un frère, je m'apprêtais à tuer le deuxième. Je tendis l'appareil à Nathan, tout encore sanguinolent et traumatisé par mon passage à tabac. Mon acharnement presque thérapeutique à meurtrir son crâne de coups de poings aussi féroces risquait de diminuer son élocution. Je culpabilisais presque devant le défoulement de ma violence, son arcade explosée et tout ce sang qui se massait sous ses yeux. Sacrément amoché. Cela rajoutait une touche à la peinture. Cela inquiéterait Peter et gênerait ses actions. Un autre moyen de pression en somme. Chut ! Mon ouïe extraordinaire entend déjà la sonnerie. Nathan semble résigner à sa tâche, attendant que son frère décroche. Je m'attendais à ce qu'il soit synthétique. Froid dans le langage afin d'alerter son interlocuteur. Lorsque l'homme décrocha, je savourais encore mon plaisir. Allo ? Allo ? Nathan ?... disait-il en ayant reconnu le numéro de l'appel. Alors d'une voix triomphante d'angoisse, j'entrepris de m'amuser encore. Je savais qu'il me reconnaitrait. Je savais qu'il aurait peur.

    "Salut Peter... C'est moi... Sylar. Je ne vais pas m'attarder très longtemps sur cet appareil. Mmh j'ai une personne qui t'aime et qui désire te parler avant de mourir. Alors, je me permets de te le passer... J'espère que tu seras compréhensif devant son message, car il se pourrait bien que ce soit le dernier."

    Je tendis de nouveau le portable à Nathan, pour qu'il s'en saisisse cette fois.

    "Sois bref, Nathan."
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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray) Sam 17 Avr - 18:36

Il me dit que Peter ne court aucun danger ? D'accord. C'est bien ça. Il faut que j'apprenne à lui faire confiance. Mais comment faire confiance à un meurtrier ? C'est la dure tâche qu'est la mienne maintenant. Il me dit que je dois être confiant, que je ne dois pas faire de faux pas si je veux détenir le pouvoir. Je veux ce pouvoir. Je dois avoir ce pouvoir. Et c'est lui qui pourrait me le procurer. Mais je dois faire un sacrifice : mon frère. Il devait aider Sylar, il devait l'aider à redevenir ce meurtrier si je veux que tous les spéciaux meurent, si je veux devenir le seul. S'il y a un faux pas, cela pourrait être la condamnation voire même la mort. Je suis conscient de tout ça. Je suis en enfer et je vais y rester. L'histoire m'attend. Il agira sous mes yeux. Est-ce que c'est pour prouver sa bonne foi, pour prouver qu'il peut tenir sa part du marché ? J'ai vendu mon frère. Je l'ai vendu pour du pouvoir. Je suis un monstre. Je suis devenu comme Sylar maintenant. C'est mon destin. Il me demande d'appeler mon frère. Je reste pourtant traumatisé par ce monstre. Il m'a même fait un clin d'oeil ! Il se délecte de tout ça et moi, je suis impuissant.

Nathan : D'accord, Sylar, je vais le faire. Faisons avancer l'histoire.

Il prend mon portable. Il cherche le numéro de Peter sous mes yeux et compose le numéro. Peter répondait. J'entendais la conversation. Quoi ? Il a l'intention de me tuer ? Ce n'était pas prévu dans le plan. Ce n'était pas prévu du tout d'ailleurs. Je prenais de nouveau mon portable.

Nathan : Peter, c'est moi. Je suis désolé. Adieu. Tiens Sylar, j'en ai fini.

Je raccroche le téléphone. J'étais en train de bouillir à l'intérieur. J'étais vraiment en colère. Je ne pouvais plus me contrôler. J'étais terrorisé mais il fallait que je le fasse, que je m'en sorte. On dirait plutôt là que c'est de l'adrénaline. Je me lève tout de suite et prend la chaise. J'assomme Sylar.

Nathan : Un marché est un marché Sylar. Je te dis à plus tard.

Je sors immédiatement de la suite du Président et je cours vers le rez-de-chaussée. J'arrive au bar vraiment essoufflé. Il fallait que je reprenne mon calme et mon souffle. Cependant, je voyais Sylar juste en face de moi. Je prenais une serviette afin d'éponger tout le sang qui coulait de mon visage. Je fais un clin d'oeil comme pour montrer que j'avais gagné. Je le vois partir. Le cauchemar venait de prendre fin. Il me suffisait d'attendre Sonia maintenant.

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MessageSujet: Re: Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray)

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Que le cauchemar commence (PV avec Sylar Gabriel Gray)

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